Depuis trois mois, des sans-papiers demandent des comptes à Chronopost

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Une trentaine d’intérimaires, appuyés par de nombreux autres travailleurs sans papiers et bénéficiant du soutien de tous les partis de gauche, réclament depuis le 11 juin que la filiale de La Poste reconnaisse leur travail dans le centre de tri d’Alfortville (Val-de-Marne) et demandent à être régularisés. Chronopost se réfugie derrière une cascade de sous-traitants et refuse d’être « désigné à tort comme le fautif ».

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« Qu’est-ce qu’on veut ? Papiers ! Pour qui ? Pour tous ! Le cas par cas ? On n’en veut pas ! » Sous le soleil de ce mercredi 11 septembre en fin d’après-midi, le chant lancinant roule au son des tambours. C’est un classique des manifestations de sans-papiers, mais le rassemblement d’environ 200 personnes devant la préfecture du Val-de-Marne à Créteil n’est pas classique. Ces hommes, jeunes pour la plupart, venus du Mali, du Sénégal ou de Guinée, mettent directement en cause Chronopost, filiale à 100 % de La Poste, entreprise détenue intégralement par l’État.