Taxer les riches ne nuit pas à la croissance, selon le FMI

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Préoccupé par le creusement des inégalités au sein même des pays avancés, le FMI préconise de rétablir une progressivité plus grande de l’impôt sur les revenus les plus élevés. « Il n’existe pas de preuves empiriques solides montrant que cette progressivité a été préjudiciable à la croissance », dit-il. La France prend le chemin inverse.

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Comment ne pas y penser ? Alors que le gouvernement français s’est lancé dans une vaste révolution fiscale censée « libérer les énergies », la dernière étude du Fonds monétaire international sur la lutte contre les inégalités (Tackling inequality), publiée le 11 octobre, se lit comme une réfutation de tous les arguments et les choix faits par Emmanuel Macron pour justifier sa politique en faveur des plus riches. Réduction de la progressivité de l’impôt, « flat tax », augmentation de la TVA… toutes les mesures que se propose d’inscrire le gouvernement français dans la prochaine loi de finances se révèlent infondées économiquement, inefficaces pour la croissance et même nuisibles pour les inégalités, selon cette étude.