Licenciements : Hamon se plaît à réveiller les fantômes du PS

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«Rétablir une forme d'autorisation administrative pour les licenciements boursiers.» Le porte-parole du PS et animateur de l'aile gauche du parti, Benoît Hamon, veut réanimer le vieux mécanisme supprimé en 1986. La direction du parti ne le suit pas, Martine Aubry s'étant, il y a dix ans, fortement opposée à un tel dispositif. Mais Hamon y croit-il vraiment? Pour celui qui tente d'ancrer le parti à gauche, il s'agit surtout d'envoyer un signal, en insistant là où ça fait mal : les renoncements successifs des années Jospin. Il peut ainsi préparer les batailles à venir contre l'autre aile de la majorité du PS, mélange hétéroclite de «jospinistes» et de «fabiusiens». Lire aussi:

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Il aura suffi d'une phrase, une seule phrase, pour que Benoît Hamon, nouveau porte-parole et fer de lance de la gauche du parti socialiste, réveille les fantômes du parti socialiste. Il aura même suffi de trois petits mots: "autorisation administrative de licenciement". Trois petits mots bannis du vocabulaire du PS depuis dix ans.