Dix ans après la crise, la tentation de relancer le «moteur financier» persiste

Par

Alors que Donald Trump engage aux États-Unis un détricotage de la régulation bancaire, les Européens freinent tout durcissement des règles. Dans les deux cas, l’idée domine qu’une finance « libérée » doit soutenir la croissance. Un pari très risqué. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Dix ans après les premiers sursauts de la crise financière et l’explosion du marché des titres subprimes aux États-Unis, les tentations de relancer une croissance fondée sur la finance semblent refaire surface. Malgré une légère accélération conjoncturelle, la croissance potentielle reste partout encore en deçà de son niveau d’avant crise. L’investissement est loin d’avoir repris une croissance satisfaisante et l’inflation demeure faible. La tentation est donc grande pour les dirigeants européens de réactiver le moteur financier qui, de 2002 à 2007, a assuré une forte croissance aux pays occidentaux… avant de les plonger dans la pire crise depuis celle de 1929.