Procès France Télécom: « Le devoir, c’est de parler. Pour ceux qui ne sont plus là »

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Dix ans après s’être vu annoncer son transfert imminent dans un centre d’appels de France Télécom et s’être enfoncé dans la dépression, Yves Minguy témoignait jeudi 13 juin au procès de l’entreprise. L’ancien informaticien dévoué, trente-cinq ans de maison, revient pour Mediapart sur ce moment fort. Il dit son incompréhension devant un Didier Lombard « imperturbable ».

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Le 17 juin 2009, Yves Minguy a perdu pied. Ce jour-là, le supérieur hiérarchique de cet informaticien de France Télécom, respecté et reconnu dans l’entreprise, est venu lui annoncer qu’il serait muté douze jours plus tard dans un centre d’appels où il répondrait aux clients mécontents. Trois ans plus tôt, l’homme avait déjà subi une mise au placard de la part de l’entreprise, vu l’équipe dont il était responsable fondre comme neige au soleil, puis s’était retrouvé isolé dans un immeuble vide, oublié de ses collègues.