Les opposants à la loi sur le travail redonnent de la voix

Les manifestations jeudi en France ont été plutôt bien suivies, alors que le mouvement était donné pour mort après la promulgation de la loi El Khomri. Dans les « cortèges de tête », les manifestants restent déterminés. À Paris, des échauffourées ont eu lieu. Plusieurs blessés graves chez les manifestants, un policier a dû être évacué par hélicoptère. Mais les syndicats commencent à se diviser sur la suite. 

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« Continuons le début. » Le slogan répété pendant les quatre mois du printemps par les manifestants contre la loi sur le travail est toujours valable en ce mois de septembre. Certes, les chiffres des manifestants – 15 000 environ à Paris, et près de 80 000 en France, selon la police – sont en hausse par rapport à la dernière manifestation de juillet, mais restent bien faibles au regard de certaines autres. Il n’en demeure pas moins que la rue n’a pas été désertée jeudi, comme le pronostiquaient déjà certains observateurs. Et que l'ambiance dans le cortège parisien, du moins à sa tête, était tout aussi déterminée que lors des précédents défilés. L'intensité des affrontements avec la police n'a pas non plus diminué : on comptait jeudi soir plusieurs manifestants blessés, dont certains grièvement, ainsi que des policiers – l'un d'eux a même dû être évacué par hélicoptère.

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