Pour les «gilets rouges», la toujours difficile équation des «gilets jaunes»

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La question des relations entre la CGT et le mouvement social inédit qui fête ses six mois ce 17 mai a agité une partie des débats au 52e congrès du syndicat. Entre ceux qui plaident pour un soutien sans faille et ceux qui se méfient d’un mouvement sans structure ni leader, les échanges ne sont pas simples.

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Dijon (Côte-d’Or), de notre envoyé spécial.– La confrontation a duré une poignée de minutes seulement, mais elle a valeur de symbole. Mardi 14 mai en fin d’après-midi, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a été pris à partie par une poignée de gilets jaunes de Dijon, où se tient le 52e congrès du syndicat. Le dirigeant CGT dévoilait avec le maire François Rebsamen une plaque en hommage à Gabriel Lejard, déporté à Auschwitz en 1942, et dirigeant de la CGT locale après guerre. Selon le site infos-dijon.com, les gilets jaunes espéraient obtenir une intervention devant les 1 000 délégués de la CGT réunis dans leur ville. Après un rapide échange avec Philippe Martinez, ils se sont vu opposer une fin de non-recevoir.