Volkswagen, Renault et le TTIP

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Le TTIP aurait pu donner aux Européens l'occasion d'aligner leurs normes laxistes pour le diesel sur celles bien plus strictes des États-Unis. Raté : ce n'est pas au programme. L'épouvantail à altermondialistes est un tigre de papier.

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Si le séisme Volkswagen, dont la récente affaire Renault n’est qu’une modeste réplique, apporte une démonstration, c’est celle du fossé entre les ambitions affichées des accords de libre-échange transocéaniques dans le domaine des barrières non-tarifaires et leur faible teneur en résultats. Que l’on examine, en ciblant l’industrie automobile, le TPP (transpacifique) déjà conclu ou le TTIP (transatlantique) encore en négociation, le constat est que ces accords ne vont pas assez loin. Le protectionnisme par les normes, toléré sinon encouragé par des régulateurs « captifs » des industries qu’ils « surveillent », a encore de beaux jours devant lui.