Pourquoi l’aviation ne pourra pas échapper à la fiscalité verte

Dans un article détonnant avec sa ligne habituelle, le journal Les Échos défend la taxation des émissions de CO2 de l’aviation pour en réduire l’impact sur le climat. « Il y a une faille de marché », écrivent-ils.

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En plein Salon de l’aéronautique au Bourget, le quotidien va à l’encontre du discours des lobbys de l’aérien : non, l’aviation n’est pas un secteur surtaxé, oui, le transport aérien est une menace significative pour le climat et la pollution de l’air. Conclusion : il faut taxer ses rejets de CO2 : « Le transport aérien émet beaucoup de CO2 et paie peu d’impôts, contrairement à ce que croient ses professionnels. La France devra taxer ce secteur comme les autres. L’avion va coûter plus cher. Né de l’un des plus vieux rêves de l’homme, longtemps incarnation de la modernité, l’avion est aujourd’hui rattrapé par la vague verte. Comme la voiture, l’avion émet beaucoup de CO2, qui contribue à des changements climatiques désastreux. Mais contrairement à la voiture, il aura du mal à porter des tonnes de batteries pour ne plus brûler de carburant. » Et aussi : « Il faudra donc davantage que la seule bonne volonté des professionnels du secteur pour contenir les effets néfastes de l’avion sur le climat. Il y a une faille du marché, comme disent les économistes. Les pouvoirs publics doivent intervenir. »