Des privatisations plus nombreuses que prévu

Après Aéroports de Paris, la Française des jeux et Engie, le gouvernement pourrait céder une fraction des participations que l’État détient dans Orange, Air France, ou encore dans le secteur automobile.

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Dans le cadre du projet de loi Pacte, le gouvernement a d’ores et déjà levé le voile sur les prochaines privatisations qu’il entend conduire : on sait que les entreprises concernées seront Aéroports de Paris (ADP), la Française des jeux (FDJ) et Engie. Mais selon Les Échos, Emmanuel Macron n’entend pas en rester là et d’autres cessions sont d’ores et déjà envisagées. L’État pourrait ainsi continuer à vendre une partie des participations qu’il détient dans Orange, Air France, ou encore dans le secteur automobile.

Explication du quotidien : « À Bercy, on ne s'en cache pas : ce seuil des 10 milliards d'euros n'est pas un plafond, et il y aura sans doute d'autres opérations à suivre. “Nous souhaitons rester dans les secteurs stratégiques comme la défense et le nucléaire civil, dans les grandes entreprises de service public national (SNCF, La Poste, RATP…) et dans les entreprises qui présentent un risque systémique”, indique une source à Bercy. En clair, tout ce qui ne relève pas de ces trois catégories est négociable. Ce qui pose la question du maintien de l'État dans Orange, Air France, ou encore dans le secteur automobile. Et ce d'autant plus que l'État s'est engagé à reprendre 35 milliards de dette de la SNCF entre 2020 et 2022. À Bercy, on assume que des cessions seront nécessaires pour limiter l'impact de cette reprise de dette sur les finances publiques. »

 

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