Zone euro: l’affrontement Nord/Sud prêt à resurgir à tout moment

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La demande portugaise de démission de Jeroen Dijsselbloem, le président néerlandais de l’Eurogroupe accusé d’avoir insulté les pays du Sud, a peu de chances d’aboutir, face au soutien affiché de l’Allemagne. L’incident démontre que la fracture Nord/Sud, plâtrée mais non soignée, peut se rouvrir à tout moment. 

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Loin d’être anecdotique, la tempête politique et médiatique, notamment sur les réseaux sociaux, provoquée par les insultes du président de l’Eurogroupe, le Batave Jeroen Dijsselbloem, visant les pays membres du sud de l’Europe, atteste que la fracture Nord/Sud au sein de l’Union économique et monétaire a été mise sous le boisseau par l’intervention de la Banque centrale européenne mais peut resurgir au moindre prétexte. En l’occurrence, la volonté du social-démocrate néerlandais de conserver ses responsabilités européennes en dépit de la déroute de son parti lors des élections générales aux Pays-Bas.