La Scop-TI a besoin de quelques mois pour transformer l’essai

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Deux ans après la reprise de la production sur le site de Gémenos, la coopérative des anciens Fralib a lancé un plan de socio-financement pour faire face à ses besoins de trésorerie. L’entreprise, qui espère atteindre l’équilibre financier fin 2018, mise sur un réseau de vente alternatif aux grandes surfaces pour commercialiser ses thés et infusions.

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À l’accueil de l’usine Scop-TI, la Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions, un livre est entrouvert sur le bureau : Émanciper le travail, du sociologue Bernard Friot. Le lecteur, Henri, 57 ans, assure bénévolement l’accueil en ce jeudi d’août 2017, en attendant d’être réembauché quand ses droits à l’assurance chômage expireront « en 2019, si Macron ne casse pas tout ». « On a tordu une multinationale et maintenant nous mettons en pratique la démocratie au travail », dit l’ancien délégué syndical CGT, chef de la troupe de théâtre Los Teatros montée par les ex-Fralib.