Denis Olivennes, le business, la gauche libérale et «L'Observateur»

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Denis Olivennes a annoncé mardi 25 mars qu'il quittait le poste de PDG de la Fnac pour prendre celui de directeur général délégué et directeur de la publication du Nouvel Observateur. Avec pour perspective de succéder à Claude Perdriel qui souhaite prendre «du champ». Parcours de cet ancien trotskyste devenu énarque et passé par Air France et Canal+.

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Son CV chez Pinault-Printemps-Redoute tient en six lignes: agrégé, normalien, énarque, puis Cour des comptes, directeur général d'Air France, de Numéricâble et de Canal+ avant d'entrer chez PPR en 2002 et de devenir PDG de la FNAC, une filiale du groupe, l'année suivante. Il faudra désormais en ajouter une: «directeur général délégué du Nouvel Observateur et directeur de la publication» avant d'être nommé prochainement président du directoire du groupe. Autant dire successeur désigné du PDG, Claude Perdriel, «qui souhaite prendre du champ».
Dans une lettre adressée aux lecteurs de l'hebdomadaire, Denis Olivennes précise son projet. Il s'y fixe notamment l'objectif d'y réinventer «la gauche moderne», celle qui «réfute aussi bien la démagogie que le fatalisme»: «Soucieuse à la fois de croissance économique, de justice sociale, de développement des libertés et des droits, de respect écologique et d’ambition culturelle, cette gauche-là, si elle existe ailleurs en Europe, est une idée neuve en France, où son projet est à repenser. »