OMC : la pire manière de négocier, à l’exception de toutes les autres

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Intervenant jeudi matin à Genève devant le comité des négociations commerciales, où sont représentés les 153 pays membres de l'OMC, le directeur général Pascal Lamy a dû faire face aux récriminations de plusieurs ministres, mécontents d'être simples spectateurs des discussions en comité très restreint engagées depuis la veille pour dégager un consensus sur neuf points clefs des dossiers agriculture et tarifs industriels. Plongée dans la mécanique interne de la négociation et éclairage sur l'indispensable réforme de l'organisation.

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Les discussions de l'été 2008 à Genève ont déjà fait une victime : le «salon vert». C'est-à-dire la pratique, remontant à l'époque lointaine du GATT (prédécesseur de l'OMC), qui consiste à mettre dans une pièce une trentaine de délégations jugées représentatives de l'ensemble des membres pour déblayer le terrain.