La polémique sur Henri Proglio a pris une telle tournure qu'elle risquait de brouiller tout le message présidentiel lors de son intervention télévisée sur TF1, lundi 25 janvier. D'emblée, Nicolas Sarkozy a donc préféré aborder le sujet, essayer de vider l'abcès. Il avait tout accepté en septembre 2009, il a tout assumé: la nomination d'Henri Proglio à EDF, son cumul de mandat avec Veolia, sa rémunération. «C'est un des meilleurs chefs d'entreprise, un industriel, un homme d'expérience qui a passé 39 ans chez Veolia et en a fait un des premiers groupes mondiaux français», a-t-il justifié. Rappelant que M. Proglio n'était pas candidat à la présidence d'EDF, Nicolas Sarkozy a indiqué que celui-ci avait posé comme condition de pouvoir assurer la transition chez Veolia. Ce cumul lui semblait d'autant moins problématique que M. Proglio avait été pendant cinq ans administrateur et président du comité exécutif d'EDF «sans qu'il y ait eu la moindre remarque», a-t-il insisté. Seule concession aux événements: cette double fonction ne durera que «quelques mois».