Mélenchon durcit le ton sur l’euro pour 2017

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Ses proches assurent que la ligne du Parti de gauche n’a pas bougé, et que l’accord de juillet sur la Grèce n’a fait que « clarifier » les choses. Mais le sommet du « plan B » à Paris a confirmé la radicalisation de Jean-Luc Mélenchon sur la monnaie unique.

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Dans La Malfaçon (Les liens qui libèrent), essai publié en amont des élections européennes de 2014, Frédéric Lordon avait consacré l’un de ses chapitres les plus mordants à « ce que l’extrême droite ne nous prendra pas ». L’économiste vedette y attaquait de front des pans de cette gauche critique française « terrorisée à la pensée du moindre soupçon de collusion objective avec le FN » et qui, dès lors, se montrait incapable de s’approprier un sujet à ses yeux capital pour en finir avec l’austérité : la sortie de l’euro.

Les débats organisés samedi et dimanche à Paris dans le cadre du « sommet du plan B » ont permis de constater le chemin parcouru depuis 2014 par certains secteurs de la gauche française. Encore sonnée par l’accord intervenu l’été dernier entre Athènes et Bruxelles, la formation de Jean-Luc Mélenchon a mis les pieds dans le plat, et convié à ses débats, entre autres intervenants, près d’une dizaine d’universitaires et activistes partisans d’une sortie sans attendre de la monnaie unique.