Tous «ubérisés», même les chauffeurs VTC

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Il n’y a pas que les taxis, en grève ce mardi 26 janvier, qui craignent la montée en puissance d’Uber et de ses concurrents. De plus en plus, les chauffeurs eux-mêmes critiquent leurs conditions de travail. Les applications, de leur côté, défendent les milliers d’emplois qu’elles permettent de créer. Premier article d'une série consacrée à l’« ubérisation » du travail.

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Il s’en est fallu de peu, et l’image aurait assurément attiré les regards. Ce mardi, où des centaines de taxis font grève partout en France contre la « concurrence déloyale » des voitures de transport avec chauffeur (VTC), plusieurs des chauffeurs œuvrant pour Uber, Chauffeur-privé, Snapcar et autres LeCab ont caressé l’idée de manifester avec les taxis parisiens. Pour mieux signifier, comme le dit Sayah Baaroun, responsable du premier syndicat officiel des VTC, créé en octobre et affilié à l’Unsa, que « dans le combat qui oppose aujourd’hui ces deux catégories, la victoire n’est pas pour nous, les chauffeurs, mais pour les plateformes qui nous paupérisent ». Ou pour rappeler, comme Guillaume Lahalle, du remuant collectif Actif-VTC, que « le système mis en place par les applications est en fait copié de celui des centrales de taxis comme G7, avec un central de réservation qui redistribue les courses vers des chauffeurs affiliés ».