La baisse du chômage masque la hausse de la précarité

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L'annonce de 60 000 chômeurs de moins le mois dernier offre un bol d'air frais au gouvernement. Mais les sortants semblent en réalité être passés dans les catégories regroupant les demandeurs d'emploi à activité réduite. La pression administrative s'accentue également pour comptabiliser radiations et cessations d'inscriptions.

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La baisse est indéniable : il y a 60 000 chômeurs de moins en catégorie A depuis le mois dernier. Cela veut dire, en clair, que les « sans-emplois total » sont moins nombreux qu’avant. Il s’agit de la baisse la plus brutale depuis 2000, comme n’a pas manqué de le souligner sur BFM la ministre du travail Myriam El Khomri. La référence n’est cependant pas vraiment significative quand on sait que depuis 2000, la catégorie A a enflé d’un million de chômeurs. Par ailleurs, si l’on compare également ce mois de mars avec celui précédant l’entrée en fonctions de François Hollande, en 2012, les chiffres montrent une augmentation de près de 645 000 demandeurs d’emploi supplémentaires, pour la seule catégorie A (un million de plus toutes catégories confondues).