Peugeot, Goodyear : le chantage aux 35 heures fonctionne toujours

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Ironie de l'actualité. Chez Peugeot Motocycles (Doubs), les salariés ont accepté de renégocier leurs 35 heures sous la menace d'une délocalisation. A Amiens (Picardie), ceux de Goodyear n'ont pas accepté la renégociation de leur temps de travail. La direction a annoncé aussitôt 400 suppressions d'emploi. Le chantage à l'emploi a de beaux jours devant lui.

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Avaient-ils vraiment le choix ? Après un long bras de fer avec la direction, les salariés de Peugeot MTC, le dernier site français de production de scooters à Dannemarie et Mandeure (Doubs), ont accepté, ce mardi en fin d’après-midi, de renégocier leur accord pour les 35 heures d’ici un mois. En février, la direction, arguant des mauvais résultats du site et d’une compétitivité moindre par rapport aux ouvriers chinois de Peugeot, leur avait déjà proposé d’augmenter la durée du travail de 30 heures (parfois 32) à 35 heures dans les ateliers. En échange du non-paiement des temps de pause et de la diminution des RTT, elle s’engageait à maintenir les emplois et à lancer un nouveau modèle. Dans un premier temps, ils avaient refusé. Mais c’était avant que la direction n’agite la menace suprême : une délocalisation vers Taiwan. C'est ce qu'indiquait déjà, le 1er avril, le DRH de Peugeot Motocycles devant les caméras de France 3.