Politique économique Parti pris

Le volet occulté du plan de sauvetage d’Air France

Le patron de la compagnie a annoncé qu’il réduisait son salaire fixe de 25 % et qu’il renonçait à son salaire variable. Mais il a omis de préciser qu’il va garder, en accord avec Bercy, son colossal bonus de 2 millions d’euros par an. Un plan social est en outre en préparation.

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

Le diable, c’est bien connu, se niche dans les détails. Quand le patron d’Air France-KLM, le Canado-Britanno-Australien Benjamin Smith, a annoncé qu’il allait baisser de 25 % son salaire fixe pour 2020 et renoncer à la totalité de son salaire variable pour la même année, en signe de solidarité, après que l’État eut dévoilé un plan de soutien historique de 7 milliards d’euros au profit de la compagnie, sa décision a pu sembler logique. Puisque le ministre des finances, Bruno Le Maire, court micros et caméras pour dire que les groupes aidés par l’État ne peuvent pas continuer de vivre sur un grand train et accorder des habituelles faveurs exorbitantes à leurs actionnaires ou leurs cadres dirigeants, on a pu penser que le directeur général d’une entreprise contrôlée à 14,3 % par l’État n’avait sans doute guère le choix et que la puissance publique lui avait sans doute forcé un peu la main.

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Aujourd’hui sur Mediapart

France — Enquête
par Fabrice Arfi et Antton Rouget
Outre-mer — Reportage
par Julien Sartre
Asie — Reportage
par Rachida El Azzouzi et Mortaza Behboudi
Voir la Une du Journal

À ne pas manquer

Société — Enquête
Une figure du combat contre le harcèlement scolaire est visée par une plainte pour « harcèlement »
Fondatrice de l’association Marion la main tendue, Nora Fraisse se voit reprocher par une dizaine d’anciennes bénévoles, stagiaires ou services civiques d’avoir eu un comportement toxique envers de proches collaborateurs. D’après notre enquête, l’une d’elles a déposé plainte pour « harcèlement ».
par Prisca Borrel
Littérature — Entretien
Éric Vuillard : « La narration politique, c’est de la mauvaise littérature »
Dans son dernier récit, « Une sortie honorable », l’écrivain aborde la guerre d’Indochine, largement reléguée dans la mémoire nationale, et le cadre politique et financier qui l’a soutenue. Entretien sur la politique, l’histoire et la littérature.
par Joseph Confavreux, Ellen Salvi et Lise Wajeman
Santé
Didier Raoult : deux ans d’enquête sur une imposture
Depuis l’arrivée du Covid-19 en France, Didier Raoult est devenu une figure nationale. D’abord en faisant la promotion d’un traitement inefficace contre la maladie, l’hydroxychloroquine, puis en niant la possibilité d’une seconde vague ou en remettant en cause l’efficacité de la vaccination. Mediapart revient en vidéo sur deux ans d’enquête sur le directeur de l’IHU.
par Youmni Kezzouf, Mathieu Magnaudeix et Pascale Pascariello
Blanquer, l’école à la renverse
Profs, élus, ils bricolent pour faire tenir l’école en temps de pandémie
Parmi les ressorts de la colère contre le ministre de l’éducation nationale, l’impression de devoir composer depuis des mois avec des bouts de ficelle arrive en bonne place. Pour pallier les manques et retards de l’État, enseignants et élus locaux se mobilisent comme ils peuvent.
par Mathilde Goanec

Nos émissions