Ces 1 300 Français qui ont choisi le paradis fiscal maltais

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Des patrons de PME aux artisans, en passant par une danseuse de tango, près de 1 300 Français ont créé des sociétés à Malte. Les témoignages de ces anonymes montrent la facilité avec laquelle on peut s’évader vers ce paradis fiscal européen, mais aussi le sentiment de ras-le-bol de bon nombre d’entrepreneurs contre les impôts et les lourdeurs tricolores.

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L’évasion fiscale à Malte, quand on est patron de PME, c’est un peu l’île de la tentation. « Au moins une fois par mois, je reçois des coups de fil de cabinets fiduciaires qui me font des propositions », raconte Nicolas[1], un créateur de start-up basé sur la Côte d’Azur. En 2011, il finit par céder aux avances d’un cabinet maltais qui lui propose de lui monter une société clés en main pour payer moins d’impôts. « C’était intéressant, car j’avais un marché potentiel avec des pays du Golfe, qui ne passait pas par la France. » Il assure toutefois qu’il n’a finalement pas utilisé sa structure offshore, car le marché espéré ne s’est pas concrétisé.