Portugal: comment le FMI s’est «planté» sur le dossier du secteur financier

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16 milliards d'euros : c'est la toute nouvelle facture supplémentaire de l'interminable crise bancaire portugaise, incluant la recapitalisation de la banque publique CGD. Publiée récemment, une analyse critique indépendante explique pourquoi le FMI a échoué dans le volet financier de son intervention.

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Les conditions imposées par les institutions européennes, BCE et Commission de Bruxelles, à la recapitalisation de la Caixa Geral de Depositos (CGD), la banque publique qui détient plus de 20 % du marché portugais, sont une humiliation pour la « geringonça » (le machin), gouvernement « des gauches » qui règne à Lisbonne. Mais elles signalent une avancée louable par rapport à la manière dont les « institutions », autrefois connues comme la « troïka » (Commission-FMI-BCE), avaient traité, sans la vigueur ni la lucidité nécessaires, cette dimension cruciale de la crise portugaise, ainsi que l’analysent les rapports de l’Office indépendant d’évaluation (IEO) du Fonds monétaire international, rendus publics pendant l’été.