Philippe Hersant, gestionnaire d'un empire en déclin

L'arrivée pétaradante de Bernard Tapie dans le dossier La Provence lui a sauvé la mise. Philippe Hersant a conservé le groupe de presse hérité de son père. Mais il était moins une et le temps de la splendeur de l'ex-groupe France Antilles est loin. Et sa gestion a pris un tour judiciaire avec l'ouverture d'une enquête pour abus de biens sociaux.

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Nul ne sait si, derrière son extrême discrétion et l’abord froid qu’il affiche en toutes circonstances, Philippe Hersant cache un héritier dépassé par l’empire en déclin qu’il doit gérer ou un habile gestionnaire qui vient de réussir son plus beau coup de bluff. Car le bilan de la récente « opération Tapie » sur La Provence est, somme toute, très positif pour le président du directoire du Groupe Hersant médias (GHM). Il y a quelques semaines encore, l’entreprise, réunissant aujourd’hui les quotidiens La Provence, Nice-Matin, Corse-Matin et France Antilles (en Guadeloupe et en Martinique), croulait sous 230 millions d’euros de dettes, contractées auprès de dix-sept banques. Le redressement judiciaire paraissait inéluctable, prélude à une vente à la découpe de GHM et à la fin d’une aventure de presse lancée en 1953 avec la création d’Oise-Matin par Robert Hersant, le fameux « papivore », père de Philippe.

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