Au Pérou, une entreprise française arrête de forer mais pas de polluer

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Le pétrolier Maurel & Prom est mis en cause par des ONG françaises et péruviennes après son désengagement d’une plateforme en Amazonie. Cette société dirigée par Jean-François Hénin, l’ancien financier du Crédit lyonnais, condamné dans l’affaire Executive Life, a minimisé « les risques liés à l’utilisation de produits toxiques ».

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Pour l’Amazonie, c’est l’équivalent d’un acte de vandalisme environnemental. L’entreprise pétrolière française Maurel & Prom, associée au canadien Pacific Rubiales Corp., s’est retirée sans bruit de la plateforme DOM-1, ouverte en 2010, dans la province de Condorcanqui, au nord de l’Amazonie péruvienne. Le 21 mai, les inspecteurs du ministère péruvien de l’environnement ont découvert les installations désertées, comprenant un campement de base et un héliport, sous la garde d’une communauté native kashap. Le puits Fortuna 1XD-ST3 a été laissé « en état d’abandon », ont relevé les agents, les « bassins de résidus de la perforation sont couverts et clôturés », les tuyaux d’évacuation d’effluents industriels vers les rivières « inopérants ».