L’exemple des pilules de troisième et quatrième génération illustre la difficulté à choisir les meilleurs (ou les moins mauvais) médicaments : la mode, le marketing des laboratoires, l’influence de médecins leaders d’opinion et médiatisés, ont abouti à une consommation excessive de ces pilules, qui n’ont pas d’avantage clinique démontré, et qui augmentent le risque de thrombose (voir notre article ici). Et cela, en dépit du fait qu’elles n’étaient souvent pas remboursées par la sécurité sociale. Et que depuis 2007, un avis de la commission de la transparence de la Haute autorité de santé (HAS) demandait qu’elles ne soient utilisées qu’en deuxième intention.