Gouvernement

Ministre de l’écologie: une fonction de frustrations

La démission de Nicolas Hulot n’a pas seulement provoqué une crise politique majeure pour Emmanuel Macron, elle a aussi levé le voile sur une fonction inconciliable avec les politiques de croissance industrielle et de libéralisation économique, comme en témoignent ceux qui l’ont occupée auparavant. Quel que soit le profil du remplaçant, « c’est tout le système qu’il faut repenser », estiment plusieurs d’entre eux.

Ellen Salvi

1 septembre 2018 à 16h06

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Le constat est amer. Et il a forcément résonné d’un ton particulier à l’oreille de ceux qui ont occupé un temps le poste de ministre de l’écologie, fonction dont l’intitulé a varié au fil des années, des remaniements et des alternances. En annonçant sa démission, lundi 28 août, en direct sur France Inter, Nicolas Hulot n’a pas seulement provoqué une crise politique majeure pour Emmanuel Macron, il a aussi levé le voile sur un portefeuille ministériel qui suscite autant de passions que de frustrations. Quinze mois après avoir enfin accepté de se prêter à l’exercice – il avait auparavant décliné les propositions de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande –, l’ancien animateur d’« Ushuaïa » est parti sur une formule sans appel : « Je ne veux plus mentir. »

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