Le casse-tête de mourir pauvre mais digne

Par

Pour favoriser l’enterrement digne des plus précaires, l’association ATD-Quart monde expérimente en Lorraine une micro-assurance obsèques. Les mairies prévoient également une prise en charge, parfois minimale, des funérailles.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Farid Guise a perdu sa mère au mois de mars dernier. Au début, « pour ne pas demander », Farid et sa femme Sandrine ont tenté de se débrouiller seuls pour payer les funérailles. Ils ont utilisé la dernière petite pension retraite de la mère de Farid, puisé 300 euros dans leurs propres réserves, sans parvenir à réunir les 1 900 euros réclamés par les pompes funèbres. Finalement, Sandrine Larger croise la route d’Huguette Boissonnat, bénévole chez ATD-Quart monde, à Nancy. « Elle en perdait la santé, était rongée par cette histoire », raconte Huguette Boissonnat.