Affaire des attachés parlementaires du FN: Strasbourg commence à se rembourser

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Le Parlement européen annonce, ce jeudi 2 février, qu’il procède au recouvrement des salaires de deux des assistants de Marine Le Pen à Strasbourg et Bruxelles, soupçonnés d'emploi fictif.

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Elle a beau protester, elle devra payer. L’Office antifraude européen a estimé dans son rapport d’enquête que les salaires de deux collaborateurs de la présidente du Front national Marine Le Pen avaient été « indûment » versés. Non payés par l'eurodéputée, ces 340 000 euros seront désormais prélevés à 50 % sur son indemnité d’élue (frais généraux, indemnité parlementaire et moitié de ses frais de séjour, jusqu'au remboursement total des sommes réclamées). « Le Parlement européen, sans m’avoir entendue, ni donné des arguments, décide d’opérer le remboursement d’une somme aussi considérable que celle-là, a protesté l’eurodéputée. Quand on est un peu attaché aux droits de l’homme et de la défense, on ne peut que s’étonner de ce genre de comportements. »