La mafia du CO2: notre dossier Enquête

Affaire du CO2: l'incroyable réseau de l'homme qui défie les juges

Il est considéré comme l'un des organisateurs du casse du siècle : la fraude aux quotas de CO2. Son nom est également cité dans plusieurs affaires de meurtres non résolues. Il est par ailleurs soupçonné d'avoir fait enlever un riche financier suisse. Son nom ? Arnaud Mimran. Son réseau d'influence ? Étourdissant.

Fabrice Arfi

2 mars 2016 à 19h19

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Il est, pour la justice, l’un des « organisateurs » du “hold-up du siècle” : l’arnaque au CO2, qui a coûté en quelques mois seulement, entre 2008 et 2009, 1,6 milliard d’euros aux contribuables français. Son nom est aussi cité dans plusieurs affaires – non résolues – de meurtres liés au magot et à des acteurs du CO2 (voir notre enquête). Il vient par ailleurs de sortir de prison, où il a passé plusieurs mois en détention provisoire, pour avoir fait enlever et séquestrer en 2015 un financier suisse de renom afin de lui soutirer 2,2 millions de dollars transférés sur un compte offshore à Dubaï, d’après le dossier judiciaire.

Au fil des ans et des enquêtes, Arnaud Mimran s’est taillé une place à part dans les couloirs des palais de justice de France et dans les milieux interlopes de Paris, qui lui sont familiers dans les deux cas. Ceci ne devrait pas être pour déplaire à cet adorateur d’Al Pacino dans le rôle de Tony Montana, le personnage mégalomaniaque de Scarface, racontent ses proches.

Mais il est aussi, et peut-être surtout, un homme qui sait s’entourer. De nombreux documents et témoignages recueillis ces derniers mois par Mediapart décrivent une nébuleuse flamboyante dans laquelle Arnaud Mimran évolue depuis quinze ans, entre politiques, showbiz, affairisme et accointances policières. On y croise tout à la fois le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le champion de boxe Farid Khider, le chanteur et acteur Patrick Bruel, l’homme d’affaires Pierre Botton, le député Meyer Habib et bien d’autres… Lumières sur un insaisissable.

  • JACQUES MIMRAN, LE PATRIARCHE
Jacques Mimran, le père d'Arnaud. © Mediapart

Les Mimran, c’est peut-être un peu plus qu’une famille : un clan. Outre Arnaud, il y a le frère Benjamin, prospère homme d’affaires, la sœur Sophie, souvent associée aux frères, et, au sommet de la pyramide, Jacques, le père. L’homme est régulièrement présenté dans les gazettes comme un respectable et richissime ponte de l’immobilier. Ce n’est pas faux : il fut directeur général adjoint au sein du groupe Vinci.

Mais sa carrière n’a pas toujours été de tout repos. En 2002, Jacques Mimran a été condamné par le tribunal correctionnel de Créteil dans un important dossier de corruption, largement chroniqué en son temps dans la presse sous l’appellation d’« affaire du TGV Nord ». Un dossier à l’ancienne de pots-de-vin et de fausses factures qui visaient à arranger des marchés liés à la construction de la ligne à grande vitesse reliant Paris à la frontière belge. De la vingtaine de prévenus jugés, Jacques Mimran fut le plus lourdement condamné : trois ans de prison avec sursis et 200 000 euros d’amende. Dénonçant la « dérive morale » révélée par le dossier, le procureur de l’époque avait même requis de la prison ferme à l’encontre de Jacques Mimran, alors patron de la société Deschiron, avalée par Vinci depuis.

Étonnamment, cette condamnation n’a pas empêché Jacques Mimran d’obtenir en juillet 2006 la Légion d’honneur, au grade de chevalier. La breloque a été boutonnée au revers de sa veste par Jean-François Copé en personne, alors ministre du budget. Selon la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur, la condamnation de Mimran ne figurait pas, bizarrement, à son dossier d’instruction pour l’obtention de la médaille. Elle ne sera connue que sept ans plus tard, ce qui provoquera une procédure disciplinaire et l’exclusion de l’intéressé de l’ordre de la Légion d’honneur par un décret du 19 mai 2009. Contacté, un porte-parole de Jean-François Copé affirme que l’ancien « ministre ignorait tout de la situation judiciaire de Jacques Mimran au moment de lui remettre la Légion d’honneur ». « C’est, au demeurant, quelqu’un qu’il n’a rencontré que deux ou trois fois dans sa vie », fait-il savoir.

  • BENJAMIN NETANYAHOU, LE PREMIER MINISTRE

Chez les Mimran, on sait ce qu’entretenir des relations haut placées veut dire. Ainsi que le montrent plusieurs photographies obtenues par Mediapart, l’influence de la famille s’étend bien au-delà des frontières françaises, tout particulièrement auprès de l’actuel premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. D’après plusieurs témoignages concordants, la famille a aidé le parti Likoud et prêté au début des années 2000 son appartement de l’avenue Victor-Hugo (Paris XVIe) à Netanyahou, surnommé “Bibi” en Israël. Arnaud Mimran, que l’on peut voir ci-contre à l’été 2003 en compagnie d’un “Bibi” décontracté, chemise ouverte, en bord de mer à Monaco, s’est toujours montré très actif pour entretenir cette proximité.

Arnaud Mimran avec Benjamin Netanyahou, l'actuel premier ministre israélien, en août 2013 à Monaco. © Mediapart

À l’époque, Netanyahou enchaînait les portefeuilles ministériels (affaires étrangères, finances…) après avoir été une première fois le chef du gouvernement de son pays (1996-1999). Au-delà d’éventuelles affinités idéologiques, cette proximité est-elle intéressée ? L’avocat d’Arnaud Mimran, Me Jean-Marc Fedida, n’a pas retourné nos sollicitations. Mais il n’est pas interdit d’émettre l’hypothèse : l’arnaque aux quotas CO2, qui représente à ce jour probablement la plus grande escroquerie financière connue en France, a été réalisée pour l’essentiel par des affairistes franco-israéliens dont certains ont décidé d’élire domicile en Israël, pays réputé peu coopératif en matière d’entraide judiciaire. Ce fut notamment le cas de Samy Souied, associé de Mimran, qui sera exécuté en plein Paris en 2010.

  • PIERRE BOTTON, L’ANCIEN ASSOCIÉ

Avant de voir son nom associé au parfum du scandale, Arnaud Mimran a commencé sa carrière dans le monde des affaires au sein d’une prospère société de gestion de patrimoine, 3A Trade. Il s’y est associé en 1999 avec le financier Édouard Tarbouriech (décédé d’une maladie), qui a également partagé quelques tablées avec les Mimran en compagnie de Netanyahou. Mais dès 2000, Mimran se retrouvera dans les filets de la justice américaine pour un délit d’initiés boursier qui lui a valu de devoir restituer avec ses complices 1,2 million de dollars.

Arnaud Mimran rebondira quelque temps plus tard avec un autre nom connu des tribunaux : celui de l’homme d’affaires Pierre Botton, protagoniste dans les années 1990 de l’affaire dite “Noir/Botton”, qui a précipité la chute de l’ancien maire de Lyon, Michel Noir, dont il fut un mécène un peu trop généreux, le directeur de campagne et, aussi, le gendre. Le nom d’Arnaud Mimran se retrouve dans plusieurs documents déposés au tribunal de commerce comme ayant été, autour de 2005, membre du comité de direction de la société ETC Agencement, présidée par Pierre Botton. L’entreprise, dans laquelle la famille Mimran avait investi financièrement, était spécialisée dans l’agencement de pharmacies.

« Je me suis séparé d’Arnaud, il y a sept ans environ, pas dans de très bons termes dans la mesure où ma boîte a dû déposer le bilan », raconte aujourd’hui Pierre Botton, reconverti dans l’aide aux conditions de vie dans les prisons (qu’il a connues lui-même). « Mais je n’ai aucune animosité à l’égard d’Arnaud, qui est, je pense, l’un des garçons les plus intelligents que j’ai rencontrés. Je ne sais pas si tout ce que l’on dit sur lui est vrai, je n’en sais rien. Je connais bien sa famille, que j’apprécie et qui m’a beaucoup aidé à certains moments. Si tout ce qu’on dit sur lui est vrai, c’est très triste qu’il ait mis son intelligence au profit de ça. Très honnêtement, j’ai du mal à le croire et, en même temps, il semblerait que les faits soient assez forts », ajoute-t-il.

  • MEYER HABIB, LE DÉPUTÉ
Le député UDI Meyer Habib et Arnaud Mimran © Mediapart

Parmi les politiques avec lesquels Arnaud Mimran a su entretenir des liens forts figure, en France, le député UDI Meyer Habib, comme le montre la photo ci-contre prise dans une synagogue parisienne. On y voit le député nouer autour du bras d’Arnaud Mimran le tefiline, objet de culte traditionnel dans le judaïsme. C’est également la société de Meyer Habib, joaillier de profession, qui a fabriqué la bague à tête de mort qu’Arnaud Mimran remettait en mains propres à son associé Samy Souied au moment même où un commando en scooter l’a abattu de six balles de 7.65, le 14 septembre 2010, Porte Maillot, à Paris. Contacté par Mediapart, le député affirme : « Je n’ai rien à vous dire. Vous faites votre travail, continuez. Cette triste affaire est entre les mains de la justice. Je ne souhaite pas m’exprimer. »

  • MARCO MOULY, COMPAGNON DE CO2

Mardoché “Marco” Mouly, 50 ans, né à Tunis : son nom est désormais indissociable de celui d’Arnaud Mimran. À partir du début de mois de mai, ils s’assiéront d’ailleurs ensemble sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel de Paris pour l’un des grands procès du CO2. Les deux hommes sont considérés par la justice comme les « organisateurs » de la fraude – le troisième étant le défunt Samy Souied. Cette fraude a consisté à truander la TVA à partir de sociétés fictives sur des quotas d’émissions de carbone qui étaient vendus et achetés sur une bourse internationale. Le montant du magot pour le seul procès de mai prochain s’élève à 283 millions d’euros sur les 1,6 milliard d’euros détournés en France et au moins 5 à l’échelle de l’Europe.

Arnaud Mimran et Marco Mouly avec, au premier plan, le chanteur Akon. © Mediapart

Comme nous l’avons déjà raconté, les juges anticorruption Guillaume Daieff, Serge Tournaire et Renaud Van Ruymbeke ont décrit en juillet 2015 Arnaud Mimran, dans le document judiciaire qui a clos leur enquête, comme ayant mis à profit toute sa science des techniques de blanchiment au service de l’escroquerie au CO2. Marco Mouly, lui, est présenté par les magistrats comme un « grand connaisseur de la fraude ». En garde à vue, il a ainsi expliqué les différences entre le « CO2 casher » (qui consistait à voler la TVA) et le « CO2 pas casher » (qui consistait à être courtier sur le marché carbone). Mouly a également détaillé les répartitions des bénéfices entre feu Samy Souied et de mystérieux « Russes », le tout transitant par des comptes domiciliés dans des paradis fiscaux – à Hong Kong notamment.

Déjà plusieurs fois condamné dans des escroqueries aux encarts publicitaires ou à la TVA – mais rien de comparable avec le jackpot du CO2 –, Marco Mouly n’a manifestement pas froid aux yeux. Quand il s’est fait contrôler de retour de Suisse en juillet 2010 avec 100 000 euros en espèces dissimulés dans une boîte de Kleenex, il a présenté aux enquêteurs le passeport de l’un de ses frères et, culotté, a même déposé sous cette identité. Les juges du CO2 notent également qu’en 2012 il avait consenti un prêt de 4 millions d’euros à un certain Thierry Leyne, ancien associé de Dominique Strauss-Kahn, qui s’est suicidé en 2014 à Tel-Aviv et dont les affaires avec l’ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) sont aujourd’hui au cœur d’une embarrassante enquête judiciaire à Paris.

  • PATRICK BRUEL, LE PARTENAIRE DE POKER

Le 3 novembre 2011, dix jours après l’assassinat de son beau-père, le milliardaire Claude Dray (voir notre enquête), Arnaud Mimran est interrogé par un brigadier chef de la brigade criminelle. Le policier interroge : « Êtes-vous un joueur de cartes comme le poker ? Fréquentez-vous les cercles de jeux ? Avec qui jouez-vous ? » Réponse de l’intéressé : « Oui, avant je jouais beaucoup. Mais depuis six mois, je joue beaucoup moins car les parties sont moins intéressantes. Je jouais toujours avec les mêmes personnes. » Le premier nom que Mimran cite est celui du chanteur et acteur Patrick Bruel, célèbre joueur de poker par ailleurs.

Les deux hommes sont, à l’évidence, un peu plus que des partenaires de cartes. Un an après cet interrogatoire policier, Patrick Bruel assiste en novembre 2012 à la bar mitzvah du fils aîné d’Arnaud Mimran (et petit-fils du défunt Claude Dray). Les choses n’avaient pas été faites à moitié : réception en grande pompe au palace Shangri-La, puis fête somptuaire arrosée de Ruinart au Pavillon d’Armenonville, dans le XVIe arrondissement, des stars internationales comme Puff Daddy, Pharell Williams ou Akon venues pousser la chansonnette et des centaines d’invités qui avaient reçu comme carton d’invitation… un I-Pad.

Arnaud Mimran et Patrick Bruel en novembre 2012. © Mediapart

Sur des photos obtenues par Mediapart, on peut voir Patrick Bruel jouer de la guitare ou chanter pour le plus grand plaisir des invités, puis s’affichant bras dessus, bras dessous avec Mimran dans l’ivresse de la nuit. Quelques proches du chanteur (dont l’agence artistique qui le représente n’a pas retourné nos sollicitations) ont tenté de l’alerter récemment sur ses fréquentations, a appris Mediapart.

Outre Patrick Bruel, Arnaud Mimran avait cité devant les policiers de la crim’ comme partenaire de jeu très régulier Patrick Pariente, l’un des fondateurs de l’enseigne Naf Naf. « Depuis trois ans, je ne fréquente plus les cercles de jeux. Avec mes amis, on jouait dans un appartement avenue Montaigne, à Paris tous les lundis, appartenant à Patrick Pariente. Il y a trois ans, je fréquentais le cercle Haussmann et le cercle de l’Aviation », avait précisé Mimran aux enquêteurs.

  • FARID KHIDER, LE BOXEUR

« Je ne suis pas les muscles d’Arnaud [Mimran], je ne suis pas son larbin, il ne me paie pas pour aller frapper des gens. » L’ancien champion du monde de boxe, humoriste et comédien Farid Khider est catégorique, ce 15 juin 2015, devant les policiers qui le détiennent en garde à vue avec Arnaud Mimran. Les deux hommes, qui sont des intimes, viennent d’être interpellés pour avoir organisé l’enlèvement et la séquestration d’un célèbre financier suisse pour lui soutirer plus de 2 millions de dollars et, au même moment, dans les mêmes lieux, d’avoir simulé celui de Mimran.

Farid Khider, en novembre 2012, à la bar mitzvah du fils aîné d'Arnaud Mimran. © Mediapart

Seulement voilà, des écoutes téléphoniques laisseront apparaître, d’après le dossier judiciaire, que Mimran était le réel bénéficiaire d’un compte à Dubaï où a atterri le butin et que Farid Khider était en relation permanente avec les ravisseurs au moment des faits. Ceux-ci se sont déroulés entre les 15 et 21 janvier 2015, entre Boulogne, où le financier a été enlevé par de faux policiers, et Aubervilliers, où il a été retenu et molesté. Précision utile : le leader des kidnappeurs, Sabir Titouh, surnommé “Titax”, a été abattu dans l’intervalle, le 19 janvier, à 22h20, par deux hommes qui l’attendaient devant chez lui, à Taverny (Val-d’Oise). L’hypothèse d’un lien entre l’enlèvement et le meurtre ne fait que peu de doute pour les enquêteurs.

Comme Arnaud Mimran, Farid Khider (dont l’un des frères avait déjà été tué par balles en 2011) a purgé plusieurs mois de détention provisoire dans ce dossier, le premier à Fleury-Mérogis et le second à Fresnes. Jusqu’à ce que la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, contre l’avis du parquet général, décide en janvier dernier de la libération des deux hommes, désormais astreints à un strict contrôle judiciaire. Et à l’interdiction d’entrer en contact. Ils sont actuellement tous les deux mis en examen pour « enlèvement et séquestration en bande organisée », « extorsion en bande organisée », « association de malfaiteurs » et « blanchiment ».

  • DE MYSTÉRIEUX POLICIERS

Des policiers ont-ils mordu la ligne jaune avec Arnaud Mimran ? Le bruit court, insistant. Et l’intéressé ne fait rien pour le calmer. Dans l’affaire du rapt du financier suisse, Mediapart a déjà raconté les confidences d’un employé de Mimran qui a affirmé sur procès-verbal aux enquêteurs avoir été approché en avril 2015 pendant une détention provisoire de son patron par deux hommes, dont un certain “Seb”, pour qu’il continue à sortir de l’argent depuis le compte de Dubaï, non bloqué par la justice. « Ils avaient l’air très informés sur l’état d’avancement de l’enquête. Il s’agit peut-être de policiers », a confié le témoin. Mimran n’a pas démenti, au contraire. “Seb” ? « C’est un policier qui travaille à la DCRI [Direction centrale du renseignement intérieur – ndlr] », a-t-il affirmé aux enquêteurs.

Dans l’affaire du meurtre de Samy Souied, un certain Cyril Astruc, surnommé « l’homme au milliard d’euros » dans certains documents policiers, qui est mis en cause dans plusieurs escroqueries, a lui aussi fait d’intrigantes confidences à un juge parisien en décembre 2014 : « J’ai rencontré Arnaud Mimran en 2013. Il se targuait d’avoir de solides protections policières en France […] Ce sont des choses qu’il évoquait librement devant moi pour faire état de ses protections. »

En mars 2014, le frère de Samy Souied avait lui aussi évoqué des passe-droits policiers lors d’une confrontation avec Marco Mouly, l’associé d’Arnaud Mimran dans le CO2 : « Est-ce que ton cousin Steve D. se fait rémunérer pour des renseignements provenant des services de police, notamment à la financière ? Moi-même j’ai eu recours à ses services contre 1000 euros et je l’ai même accompagné au commissariat de Bobigny où le policier a tapé devant moi sur son écran pour connaître ma situation. Le policier faisait 2 mètres. » Marco Mouly n’a pas nié. À la question du juge « avez-vous quelque chose à dire ? », il s’est contenté de répondre : « Non ».

  • TAMARA PISNOLI, LA NOUVELLE COMPAGNE ET LA MAFIA

Divorcé d’Anna Dray, la fille de Claude, Arnaud Mimran a vécu avec le modèle paraguayen Claudia Galanti dont il s’est séparé et partage désormais sa vie avec une Italienne du nom de Tamara Pisnoli. Ceci ne pourrait relever que de la vie privée, dont se régalent les sites people, si le père de la première n’avait pas été assassiné, la deuxième citée dans un article de La Repubblica sur les bunga bunga de Silvio Berlusconi et la troisième n'était la fille d’un homme, Massimo, qui a été abattu à l’été 2008 dans une exécution de « style mafieux ». Tamara Pisnoli fut elle-même accusée d’avoir organisé en juillet 2013 le rapt d’un homme d’affaires romain pour obtenir 200 000 euros.

Fabrice Arfi


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