Les deux directeurs adjoints de la campagne de Fillon démissionnent

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Les deux directeurs adjoints de la campagne de François Fillon ont décidé de mettre fin aux fonctions qu’ils occupaient dans l’équipe de campagne du candidat LR, après la décision de ce dernier de maintenir sa candidature.

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Les deux directeurs adjoints de la campagne de François Fillon ont décidé à leur tour de mettre fin aux fonctions qu’ils occupaient dans l’équipe de campagne du candidat LR. Vincent Le Roux, ancien soutien d’Alain Juppé pendant la primaire, et Sébastien Lecornu, qui travaillait à l’époque aux côtés de Bruno Le Maire, ont fait part de leur décision au directeur de campagne Patrick Stefanini, mercredi 1er mars, après l’annonce du maintien de la candidature de l’ancien premier ministre. Contactés par Mediapart, le premier nous a confirmé ce choix « n’étant plus en capacité d’apporter [son] plein engagement » à ce poste, tandis que le second affirme ce jeudi matin dans un communiqué n’être lui aussi « plus à même de remplir [ses] fonctions »

Les deux hommes viennent allonger la liste des défections observées mercredi. Après Bruno Le Maire, jusqu’alors représentant pour les affaires européennes et internationales de la campagne, plusieurs élus LR – Laure de La Raudière, Franck Riester, Arnaud Robinet, Pierre Lellouche, Fabienne Keller, Catherine Vautrin... –, mais aussi l’ensemble des centristes de l’UDI, ont également « suspendu » leur soutien à François Fillon pour les uns, ou carrément appelé au retrait de sa candidature pour les autres. Selon nos informations, d’autres « permanents » de la campagne, essentiellement issus des rangs juppéistes et lemairistes, sont eux aussi sur le départ.

Depuis des semaines, plusieurs membres de l’équipe, y compris côté logistique, faisaient part en off des difficultés des uns et des autres pour mener campagne. Empêtré dans les affaires, le candidat LR modifie son agenda à la dernière minute, réduit au minimum les bains de foule et effectue ses déplacements en voiture pour s’épargner les trajets en train. « C’est du grand n’importe quoi », confiait à Mediapart une « petite main », il y a quelques jours déjà.

L’entêtement de l’ancien premier ministre à rester coûte que coûte, sa façon de revenir sur ses engagements – il avait promis qu’il ne se présenterait jamais à la présidentielle s’il était mis en examen –, et son manque de communication, ont fini par convaincre certains de quitter le navire.

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