Les cheminots très mobilisés lancent la semaine sociale

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Le gouvernement prévoyait un bras de fer syndical, mais s'attendait-il à une telle mobilisation ? La SNCF est presque à l'arrêt depuis ce mardi matin, avec un TGV sur huit sur les rails et des lignes intercités parfois complétement stoppées. Chez Air France, un quart des avions restent au sol, alors que d'autres mouvements  – éboueurs, électriciens, fonction publique, universités – lancent des actions à partir d'aujourd'hui. Le scénario d'une « coagulation » est possible.

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En lançant sa réforme par ordonnances, le gouvernement savait qu’il s’engageait dans une épreuve de force avec les salariés de la SNCF. Certains le soupçonnent même d’avoir délibérément choisi une confrontation brutale, d’être à la recherche d’un moment thatchérien comparable à la grève des mineurs en 1984, qui avait marqué la fin du mouvement ouvrier en Grande-Bretagne. Mais, même en ayant anticipé un bras de fer, le gouvernement s’attendait-il à une mobilisation aussi forte des salariés de l’entreprise publique contre son projet ?