La contrôleuse générale des prisons s'oppose au regroupement des détenus islamistes

Par

Dans un avis, publié le 30 juin 2015, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté se dit défavorable au regroupement des détenus islamistes. Son rapport pointe les faiblesses de l’expérimentation menée à la maison d’arrêt de Fresnes. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Avant la fin de l’année, la surveillance des détenus considérés comme radicalisés sera organisée dans des quartiers spécifiques créés au sein d’établissements pénitentiaires », déclarait, le 12 janvier 2015, le premier ministre, Manuel Valls. Une mesure qu'il avait jugée nécessaire après l’effroi suscité par les attentats de Paris et ses dix-sept morts. Le chef du gouvernement annonçait alors vouloir généraliser l’expérience de regroupement des personnes détenues radicalisées menée à la maison d’arrêt de Fresnes depuis octobre 2014. L’objectif étant, selon lui, d’« éviter d’une part les pressions et la propagation du prosélytisme religieux radical et, d’autre part de favoriser la prise en charge des personnes radicalisées »