Chez un «préfet Hortefeux», l'état d'urgence provoque des dommages collatéraux

Par

Alors que les parlementaires ont annoncé qu'ils allaient enquêter sur l'état d'urgence et d'éventuels abus, Mediapart s'est rendu en Dordogne chez un préfet, ancien collaborateur de Brice Hortefeux, pour évaluer les dégâts humains causés par certaines perquisitions.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

De notre envoyée spéciale en Dordogne.- Sur ses dessins, Abdelkader, 9 ans, s’est mis à représenter l’enfer. Il se relève la nuit à 2 h 00, à 5 h 00, tourne sans cesse dans l’appartement de Terrasson, petite ville de Dordogne. « Avec un enfant comme lui, le moindre choc fragilise des mois de travail », souffle sa mère, Radija. Le jour de la perquisition, cet autiste atteint du syndrome d’Asperger a été réveillé par une lampe torche qui balayait sa chambre.