Le grand désarroi des policiers : «On est devenu une boîte privée»

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Deux policiers de la région parisienne décrivent des logiques administratives déshumanisées et des épisodes, comme les consignes visant les étrangers, qui les ont choqués.

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Après le coup de sang de policiers de Seine-Saint-Denis, défilant le 25 avril, sirènes hurlantes, sur les Champs-Élysées pour protester contre la mise en examen pour homicide volontaire d'un de leurs collègues, Mediapart revient sur les raisons du mécontentement policier. Récupérant leur colère, le candidat Nicolas Sarkozy s'était aussitôt prononcé, le 26 avril, pour « une présomption de légitime défense, car dans un État de droit, on ne peut pas mettre sur le même plan un policier dans l'exercice de ses fonctions et le délinquant dans l'exercice de ses fonctions à lui ».