A quelques jours du congrès de Reims: le scrutin socialiste sera-t-il sincère?

Par

Jeudi 6 novembre, les militants socialistes vont voter sur les motions et décider, ainsi, de l'issue du congrès de Reims (14-16 novembre). En arrière-fond, les multiples turpitudes du scrutin et le poids des grosses fédérations. Lire aussi:

Cet article est en accès libre. L’information nous protège ! Je m’abonne

Tension maximale dans les rangs socialistes, avant le vote militant du jeudi 6 novembre. La première étape du congrès de Reims (14-16 novembre) déclenche l'effervescence dans l'appareil partisan, en raison de l'issue toujours plus incertaine du scrutin et de la faible mobilisation redoutée. Dans un tel contexte, tous les regards se tournent vers les "grosses fédérations", celles qui comptent plus de 5.000 cartes, dont le rôle n'a jamais été aussi crucial. Et les traditionnelles turpitudes électorales vont être regardées à la loupe.

 

La direction du parti, jusque-là bienveillante vis-à-vis des barons locaux sur lesquels elle s'appuyait pour assurer sa réélection, a décidé de taper du poing sur la table, maintenant que la majorité est divisée en trois motions et que les "grosses fédés" ont choisi de ne pas soutenir le texte de Bertrand Delanoë et François Hollande.


Ainsi, tel un aveu de la nouvelle réalité d'une majorité éclatée en trois motions, la circulaire 1365, relative à «l'organisation des bureaux de vote», envoyéeà toutes les sections par Solférino, afin d'établir les règles du scrutin. Votée à l'unanimité du bureau national le 30 septembre dernier, le texte révèle en creux les principales effractions communément admises jusque-là, actant «un certain nombre de règles dont le respect est impératif».

Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
Soutenez-nous