A Paris, le procès des «baqueux» du XVIIIe arrondissement fait salle comble 

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Six policiers et deux informateurs sont jugés depuis mercredi pour corruption, trafic de stupéfiants, faux en écriture publique, vol et détournement de fichiers. Dans cette affaire hors norme, les fonctionnaires sont notamment accusés d’avoir protégé certains dealers et chargé des innocents. 

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Dans le box en verre réservé aux prévenus incarcérés, la carpe est assise à côté du lapin : Karim M., flic déchu soupçonné d’être ripou, voisine avec Ahmad M., escroc pakistanais spécialiste du blanchiment, informateur de la police et des douanes. « Bylka » et « l’Hindou », pour les intimes. Une partie civile est enfermée dans son propre box, en face. Tandis qu’au milieu de la salle, cinq autres policiers et un deuxième indic comparaissent libres, installés sur des chaises.