Sécurisation de l'emploi : prudence syndicale sur l'enthousiasme gouvernemental

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Une conférence sociale, réunissant syndicats et patronat, a eu lieu ce vendredi au ministère du travail. Les discussions ont porté sur le bilan de la loi de sécurisation de l'emploi, quelques jours seulement après une série d'annonces contradictoires de Manuel Valls et d'Emmanuel Macron sur l'emploi. 

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Issue de l'ANI, la loi sur la sécurisation de l'emploi (LSE) a été mise en route il y a deux ans. Ce texte avait plusieurs ambitions : une taxation plus sévère du recours au temps partiel, rendre obligatoire la complémentaire santé pour tous les salariés et une meilleure information et représentation du personnel au sein de l’entreprise. Les fameux « accords de maintien dans l’emploi » sont eux aussi issus de cette loi. En cas de graves difficultés, l’entreprise a désormais la possibilité, sous réserve de signature d’accords majoritaires et pendant deux ans maximum, d’avoir recours au chômage partiel ou à des changements de rémunération. Enfin, les procédures de licenciement collectif ont été revues. Une mesure qui aurait diminué le nombre de contentieux, mais favoriserait plutôt le patronat. Quant aux accords de maintien dans l'emploi, neuf seulement ont été signés pour le moment et ils n'ont pas constitué l'arme anti-chômage brandie par le ministre du travail de l'époque, Michel Sapin. Trop rigides selon le Medef, les syndicats étaient, à l’issue de cette conférence sociale, unis contre sa possible extension.