Malgré la relaxe, le scandale Woerth-Sarkozy reste intact. Voici pourquoi

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La double relaxe en faveur de l’ancien ministre de Sarkozy agit à la manière du stylo effaceur de mémoire du film Men in black : rien de l'extravagant conflit d'intérêts dans lequel il s'était retrouvé pendant l'affaire Bettencourt n'aurait donc existé. La justice ne sanctionne pas. L'administration, les électeurs et la classe politique non plus. Un abîme démocratique est devant nous.

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Résumons. Ministre du budget, en charge au sein du gouvernement de la lutte contre la fraude fiscale, sa femme est embauchée par l’organisateur de la fraude fiscale d’une milliardaire (jamais contrôlée par le fisc) qui finance le parti politique dont ledit ministre est aussi le trésorier, lequel, en tant que trésorier de campagne présidentielle, remet la Légion d’honneur à l’employeur fraudeur de sa femme, par ailleurs lui-même titulaire d’un compte non déclaré dans une banque suisse sur lequel les services enquêteurs de Bercy placés sous l’autorité du ministre (toujours le même) feront le strict minimum.