Libération d'Ingrid Betancourt: ce que ne dit pas la version officielle

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La version officielle a tout du conte de fées. Selon nos informations, le pouvoir colombien a fait échouer une première libération, début mars, qui aurait été alors trop favorable aux FARC. Ce n'est qu'après l'élimination du chef guérillero Raul Reyes, que les services colombiens ont entamé une négociation directe avec le groupe détenant Ingrid Betancourt. En s'assurant que la France demeurait prête à accueillir des membres du groupe terroriste.

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Hollywood aura du mal à scénariser la libération d'Ingrid Betancourt. Le gouvernement colombien, avec l'aimable participation des Etats-Unis et d'anciens des services secrets israéliens, s'est déjà chargé de nous offrir un véritable conte de fées, prenant parfois les allures d'une bluette de série B. Les médias prennent leurs lecteurs et leurs téléspectateurs pour des imbéciles en persistant à raconter sans le moindre recul, sauf celui de notre confrère Gilles Perez, et avec des trémolos dans la voix, le succès de « l'opération militaire » réussie par l'armée colombienne.