Le réquisitoire de Delphine Batho passe mal dans les rangs socialistes

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À Paris, la ministre démissionnée Delphine Batho a violemment critiqué l'action gouvernementale. À Tunis, en marge du déplacement présidentiel, la délégation française digère mal.

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« J’ai retrouvé ma liberté de parole. » Delphine Batho, ministre démissionnée il y a deux jours, n’a en effet jamais paru aussi libérée que ce jeudi 4 juillet. Face à une soixantaine de journalistes tassés une heure durant dans une salle de l’Assemblée nationale, celle qui s’est définie à plusieurs reprises comme une « militante » s’est départie de sa retenue légendaire. Elle a retrouvé les accents de franchise de ses mentors d’antan, Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray à la Gauche socialiste, puis Ségolène Royal.