« Il y a une souffrance éthique importante chez les magistrats »

Éric Dupond-Moretti a dévoilé ce jeudi un « plan d’action » pour sauver une justice au bord de l’asphyxie. Juge et déléguée du Syndicat de la magistrature, Albertine Muñoz raconte par le menu comment le manque de moyens engendre une maltraitance des agents comme des usagers.

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Il aura fallu le suicide en 2021 d’une magistrate de 29 ans, Charlotte, et la tribune en forme de cri lancé par d’anciennes camarades de promotion pour que des états généraux de la justice soient organisés, en urgence, en 2022. Avec des conclusions accablantes pour une institution « en état de délabrement avancé » : délais de jugement indignes, outils informatiques obsolètes... La liste des dysfonctionnements est longue, dressée non plus seulement par des syndicalistes, mais par les plus hauts hiérarques de l’institution. En réponse, le ministre de la justice, Éric Dupond-Moretti, vient de détailler, ce jeudi, son « plan d'action » en 60 mesures (voir notre article)

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