Violences policières: le déni de l'Etat

Malgré les efforts de proches de victimes et d'ONG, la question des violences policières reste occultée. Le ministère de l'intérieur assure ne disposer d'aucun chiffre sur le nombre de personnes tuées au cours d'opérations de police. Les condamnations de la cour européenne des droits de l'homme et la multiplication des recours peuvent faire bouger les choses.

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« Aujourd'hui des mères ont peur pour leurs enfants, dehors, le soir. Certes, elles ont peur qu'ils fassent des bêtises, c'est une vérité. Mais elles ont aussi peur que ceux qui sont censés les empêcher de faire des bêtises, ne fassent eux-mêmes une bêtise, une bavure. Un fait divers, un de plus. Mais un mort. » Cet appel contre les violences policières, lancé pendant la campagne présidentielle par Farid El Yamni, n'a reçu aucun écho politique. Son frère Wissam, 30 ans, est mort le 9 janvier 2012, après neuf jours de coma suite à une violente interpellation dans un quartier populaire de Clermont-Ferrand.

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