Depuis le 21 mai, ils défilent les uns après les autres devant les députés. Souvent avec assurance, parfois avec morgue. Membres de cabinets ministériels ou hauts fonctionnaires, ils disent n’avoir rien à se reprocher : l’un, directeur général des finances publiques (Bruno Bézard), est même allé jusqu’à louer son propre « courage » et son « audace » dans la tempête, quand l’autre, chef du service du contrôle fiscal de cette même direction de Bercy (Alexandre Gardette), a vanté son « professionnalisme ».