«La “cancel culture”, ça n’existe pas»

Cette pratique de boycott organisé sur internet, qui fait débat en France après les États-Unis, « n’est ni de l’annulation ni de la culture », estime l’historienne Laure Murat, qui voit ce mouvement comme une réponse à l’impunité des dirigeants et à l’effacement des dominations.

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« À l’air libre », l’émission qui ouvre en grand les fenêtres !

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La France, ou plutôt certains médias et essayistes, s’inquiète de l’arrivée de la « cancel culture » en France. Des hommes et femmes de pouvoir seraient immanquablement « annulés », réduits au silence par des hordes de militants agissant en meute sur les réseaux sociaux. De quoi parle-t-on exactement ? Est-ce le règne du « on ne peut plus rien dire » ou bien la découverte peut-être douloureuse pour les puissants qu’eux aussi doivent rendre des comptes ? De quoi la « cancel culture » est-elle le nom ? On en parle avec Célia Mebroukine de la rédaction d’« À l’air libre » et avec notre invitée, Laure Murat, historienne et professeure de littérature à l’université de Californie à Los Angeles. 

Avec Cécile Debarge, direction la Sicile, où l’ancien ministre de l’intérieur d’extrême droite Matteo Salvini tente de ressusciter politiquement.

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Comment dire « non au fascisme » est devenu inaudible en Italie
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