13-Novembre : « Cinq minutes pour revoir une dernière fois son fils »

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Les proches des victimes décédées lors de l’attaque des terrasses, notamment au café La Belle Équipe, ont évoqué, mardi, les difficultés rencontrées lors de l’identification de leurs proches.

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«J’essaye de rester dans les clous autant que possible, mais c’est très difficile, dit Grégory à la barre. J’ai énormément de colère, et une haine. » Il peine à s’exprimer. Fait des pauses pour y parvenir, respirer. Son visage est crispé de colère. Son teint, gris. Tout le contraire d’une ancienne photo qui s’affiche sur l’écran de la cour d’assises où il apparaît joyeux et détendu, la joue collée à celle de Justine, sa compagne, tuée au café La Belle Équipe, le 13 novembre 2015. Ils vivaient ensemble depuis un an et s’apprêtaient à faire un enfant.