L'équipe «Charlie»

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La rédaction du journal satirique Charlie Hebdo a été la cible d'un attentat, mercredi 7 janvier en fin de matinée. À la suite du drame qui a touché la rédaction, nous vous proposons quelques portraits de journalistes, de dessinateurs et d'un collectif qui existe depuis 1970. 

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La rédaction du journal satirique Charlie Hebdo a été la cible dans le XIe arrondissement de Paris d'un attentat, mercredi 7 janvier en fin de matinée. Les dessinateurs Cabu, Charb, Philippe Honoré, Wolinski et Tignous sont morts dans l'attaque. De même que l'économiste Bernard Maris, l'"Oncle Bernard" du journal, la psychanalyste Elsa Cayat qui assurait une chronique régulière intitulée "Le Divan", le correcteur Mustapha Ourrad, et l'agent de maintenance Frédéric Boisseau, employé de la Sodexo, qui se trouvait à l'accueil. Deux policiers, Franck Brinsolaro et Ahmed Merabet, ont également été tués.

À la suite de ce drame, retour sur les figures d'un collectif qui existe depuis 1970.

Charb

Charb n’avait pas peur. « Je n'ai pas de gosses, pas de femme, pas de voiture, pas de crédit, déclarait-il en 2012, après l’incendie volontaire du journal. C'est peut-être un peu pompeux ce que je vais dire, mais je préfère mourir debout que vivre à genoux. » À 47 ans, le directeur de la publication (depuis le départ de Philippe Val en 2009) y aura laissé sa peau.

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Après Télérama et L’Humanité, Fluide glacial et L’Écho des savanes, le dessinateur et auteur de la chronique « Charb n’aime pas les gens », principal fabricant des unes du journal, faisait la promo de son canard en ces termes : « C’est un bon journal. Pardon, un excellent journal. Ce n’est pas modeste, mais si nous pensions faire de la merde, nous irions la faire dans des endroits où l’on est très bien payé pour la faire. »

Soutien du Front de gauche à certaines élections, il ne pardonnait pas à ses confrères leur complaisance vis-à-vis des politiques. « Jamais aucun journaliste ne se fait convoquer dans aucun bureau de directeur pour s’entendre dire : “Tu as été trop lèche-cul, là, mon chéri.” »

Depuis l'incendie du journal en 2011 (provoqué par un jet de cocktail Molotov mais surtout la publication des caricatures de Mahomet), Charb bénéficiait d'une protection policière. À l’époque, il avait lancé : « Quel mode d’expression employer pour répondre à ces gens-là qui sont (deux ou) trois cons ? Le pire, c'est que ces trois cons vont faire passer tous les musulmans de France pour des intégristes. » Prémonitoire. Mercredi, ils étaient trois, d’après le ministre de l’intérieur, à venir éradiquer son équipe à l’arme automatique. 

Georges Wolinski

À Libé, en 2012, il disait qu’il verrait bien ce mot de Cavanna gravé sur sa tombe : « Wolinski, on croit qu’il est con parce qu’il fait le con, mais en réalité il est vraiment con. » Il se corrigeait, disait à la réflexion préférer l’incinération et quand sa femme, moqueuse, lui demandait où elle pourrait bien larguer ses cendres, il rétorquait : « Tu les balanceras aux chiottes, comme ça chaque fois que tu t’assoiras sur ma tombe, je verrai ton cul. » Wolinski, 80 ans, est mort. Il n’y a plus qu’à espérer que son vœu se réalisera. 

Wolinski, né en 1934 à Tunis, débute dans un magazine de jardinage. En 1960, il apporte des dessins à Cavanna, qui vient de créer le journal satirique Hara-Kiri : c'est le début de sa carrière d'illustrateur. Il fonde dans les années 1960 L’enragé, avec Siné et Jean-Jacques Pauvert, qui débouchera sur Hara-Kiri Hebdo puis Charlie Hebdo dont Wolinksi sera rédacteur en chef jusqu’en 1981.

Wolinski, qui continuait encore aujourd’hui d’officier pour le Journal du dimanche, Paris-Match et Charlie, a travaillé pour à peu près toute la presse. S’il avait démarré « enragé », il a fini décoré de la Légion d’honneur. Il assumait. « On a fait Mai 68 pour ne pas devenir ce qu’on est devenus. »

En 2012, celui qui considérait que « la majorité n’avait pas le droit d’imposer sa connerie à la minorité » avait connu la consécration en étant exposé à la bibliothèque nationale de France (BNF). Sur les plus de 10 000 œuvres retrouvées dans ses cartons, surtout consacrées au sexe et à la politique, il en avait donné 1 200 à la BNF. L’exposition ne montrait pas que des culs et des seins. Au centre de l’exposition, on trouvait, selon le catalogue de l’exposition une photo de lui, couché dans son cercueil, levant son verre de whisky dans un rire joyeux défiant la mort.

Cabu

Il avait une bouille ronde et un coup de crayon aigu. Étrange de parler de lui à l’imparfait. Le Grand Duduche est parti définitivement en vacances. Une génération a grandi avec ce cousin rêveur de Gaston Lagaffe qui voudrait bien draguer la fille du proviseur. Et en détestant le beauf, ce gros crétin réac' qui trouve toujours que c’était mieux avant même s’il a trop bu pour se rappeler comment c’était.

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 « Comment exprimer ce sentiment de vivre un 11 Septembre intime ? » écrit Daniel Schneidermann dans sa chronique. Un de ces événements qui tracent une ligne entre l’avant et l’après, comme si un passé familier devenait d’un coup aussi irréel que l’Atlantide.

Jean Cabut, dit Cabu, né en 1938 à Châlons-en-Champagne, a publié ses premières illustrations en 1954 dans l’Union de Reims. Mobilisé pendant 27 mois à cause de la guerre d’Algérie, il en revient antimilitariste, anar et dessinateur impénitent. Dans les années 1960, il entre à Hara-Kiri et travaille aussi pour Pilote, où il crée les personnages du Grand Duduche et du Beauf. Hara-kiri est interdit en 1970 (pour avoir titré, à propos de la mort du général de Gaulle : « Bal tragique à Colombey – un mort »). Pour contourner l’interdiction, le journal devient Charlie Hebdo. Il disparaît en 1982, renaît en 1992. Cabu y dessinait encore jusqu’à ce qu’un glissement de terrain historique le fasse disparaître le 7 janvier 2015. Au risque de parler comme le beauf, on a envie de dire que c’était mieux avant.

Philippe Honoré

Son nom apparaissait dans un petit carré au coin de ses dessins, Philippe Honoré, né à Vichy le 25 novembre 1941 est tombé sous les balles de ses assaillants à 73 ans. Son dernier dessin qui représente le calife de l'organisation de l'État islamique Abou Bakr al-Baghdadi a fait l'objet du tout dernier tweet de la rédaction qui présentait ses vœux satiriques.

 

© Charlie Hebdo

Bernard Maris

Il était oncle Bernard. Chaque semaine, il écrivait avec clarté et fougue sur l’économie. Il y disait tout le mal qu’il pensait de la finance, de la rente, des riches toujours plus riches qui demandaient de plumer toujours les pauvres, de la consommation sans fin et sans but, de cette Europe qui, par sa politique insensée, menait à la haine de soi et des autres. Chaque semaine, il rappelait avec conviction quelques évidences sur l’importance de l’égalité et du partage, du don et de la gratuité, de la culture. Bernard Maris a été assassiné, à 68 ans, dans son journal. Car Charlie Hebdo était son journal. Il avait participé à sa relance en 1992 et en était actionnaire. Il avait été directeur adjoint de la rédaction jusqu’en 2008.

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C’est dire si Bernard Maris dans l’univers de l’économie universitaire détonnait. Docteur en économie, il avait commencé comme professeur à l’Université et continuait à enseigner à Paris VIII. Mais sa vraie passion était d’expliquer l’économie, non pas dans le sens l’économie pour les nuls, mais de faire comprendre les enjeux cachés de cette science volontairement opaque, de faire entendre une autre musique que celle rabâchée sur tous les tons par « les experts ».

Il avait commencé par écrire de nombreux ouvrages économiques puis avait continué à tenir des rubriques régulières dans les journaux. À côté de Charlie Hedbo, il y avait Marianne, parfois le Nouvel Obs, le Monde et même le Figaro. Il participait aussi à des émissions hebdomadaires d’économie le vendredi et le samedi sur France Inter et à de nombreuses émissions de télévision. Il était un débatteur redouté car il savait démonter en un clin d’œil les arguments du catéchisme libéral. Marié à Geneviève Genevoix, décédée en 2012, il avait aussi écrit plusieurs essais et romans. Son dernier ouvrage s’appelait Houellebecq économiste

Tignous

Tignous, de son vrai nom Bernard Verlhac, était né en 1957. Père de quatre enfants, il fait partie des victimes de ce 7 janvier. Dessinateur de presse et caricaturiste, aussi talentueux que modeste, il est l’auteur de plusieurs albums (aux éditions Glénat et 12 Bis), avec une prédilection pour l’actualité politique.

Il a également illustré le livre Corvée de bois, sur un texte de Didier Daeninckx, ainsi que des romans et des essais. Il collaborait régulièrement à de nombreuses publications, dont Marianne, L'Humanité, Fluide glacial et Charlie Hebdo.

Tignous était également membre de l’Association de la presse judiciaire depuis plusieurs années, et il venait croquer prévenus et avocats avec gourmandise et malice, lors des grands procès, notamment celui d'Yvan Colonna. Il venait également d'achever un recueil de dessins faits ces dernières années dans plusieurs prisons.

Riss

De son vrai nom Laurent Sourisseau, Riss est le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo depuis 2009. Âgé de 48 ans, il fait partie des figures historiques de l’hebdomadaire puisqu’il collaborait déjà au prédécesseur « officieux », né pendant la guerre du Golfe, La Grosse Bertha. Avec sa grande carcasse, son regard noir et son front immense, Riss intimide parfois car, contrairement à nombre d’autres collaborateurs de Charlie, c’est un grand taiseux, « à la limite de l’autisme », selon certains, « lunatique » pour d’autres. mais la plupart des autres dessinateurs ont un grand respect pour son talent, et la manière dont il traduit son regard caustique sur la société dans ses dessins.

Autodidacte, Riss se distingue par la dualité de ses dessins. Il est capable d’un côté de caricatures outrées, parfois franchement grossières et scatos (mais souvent très drôles, il faut le dire). D’un autre côté, il excelle dans le dessin de presse classique, à l’ancienne, façon dessinateur d’audiences judiciaires, précis et méticuleux, ce qu’il a fait pendant plusieurs années en suivant les procès Touvier et Papon. Irrévérencieux, Riss était venu dessiner les obsèques de Paul Touvier à l'intérieur de l'église intégriste de Saint-Nicolas du Chardonnet, avant de se faire expulser manu militari.Le rédacteur de ces lignes se souvient aussi d’un dessin gigantesque (sur deux feuilles A3) que Riss avait créé pendant deux jours entiers dans le stade couvert qui accueillait la convention républicaine de 2000 qui a vu l’investiture de George W. Bush à Philadelphie.

Zineb El Rhazoui

Elle devait assister à la première grande réunion de rédaction de l’année 2015 mais le destin a voulu qu’elle soit bloquée sur le sol marocain, l’autre pays de cette journaliste franco-marocaine. C’est donc de l’autre côté de la Méditerranée que cette jeune journaliste a découvert dans l’effroi et la sidération ce jour funeste où sa rédaction a été décimée en plein jour. Militante farouche des libertés individuelles, fondatrice du mouvement marocain MALI pour le respect des droits de l’homme, passée brièvement par le porte-parolat de Ni Putes Ni Soumises en 2010, Zineb El Rhazoui s’est fait un nom dans le journalisme d’abord au Maroc où elle a fait ses débuts au Journal hebdomadaire, titre historique co-fondé par Ali Ammar et poussé à la fermeture en 2010 par la justice du royaume chérifien, selon un processus classique d’asphyxie financière. Étiquetée « la Marocaine athée d’origine musulmane de la rédaction », selon un de ses proches, depuis qu’elle a rejoint l’équipe de Charlie Hebdo en 2011, Zineb El Rhazoui a co-écrit le hors-série sur la vie du prophète avec Charb. 

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Lors de la dernière polémique autour de la publication de caricatures sur Mahomet, elle avait répliqué aux attaques dans une interview à Slate Afrique. « Je travaille à Charlie, parce que j’estime que c’est une rédaction anticléricale, laïque et athée et antiraciste, ce qui correspond parfaitement à mes principes (...) C’est un journal dont je partage les idées, pas toutes, mais l’essentiel. (…) Et quand je prends la parole pour défendre le fait que Charlie publie ces caricatures, je défends des principes qui sont les miens. » « Je refuse d’être qualifiée d’islamophobe parce que je critique cette religion », ajoutait-elle, considérant l’islamophobie comme « un non-sens » et la représentation du Prophète autorisée en islam. « Pour avoir lu le Coran et pour avoir appris par cœur une bonne partie du livre, il n’y a aucun texte ni dans le Coran ni dans la Sunna (enseignements du Prophète), qui interdisent de représenter le Prophète ou qui que cela soit. »

Jean-Baptiste Thoret

Critique cinématographique au regard acéré, Jean-Baptiste Thoret tient depuis quinze ans la rubrique de Charlie Hebdo sur les sorties de films. Spécialiste du cinéma américain des années 1970, il collabore régulièrement à de multiples émissions de radio (Pendant les travaux le cinéma reste ouvert sur France Inter, Mauvais genre et La Dispute sur France Culture) et occasionnellement à plusieurs revues spécialisées dont Les Cahiers du cinéma.

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« Moi j’arrivais quand ça s’est déroulé, mon retard m’a sauvé. S'il n’y avait qu’un moment dans la semaine où on était tous à la rédaction, c’était bien le mercredi, de 10h à 14h pour la conférence hebdomadaire. À mon avis, les types le savaient.

Chacun à la rédaction avait conscience des risques parce qu’on avait les flics à notre porte. Charb à une époque venait à la rédaction toujours accompagné des policiers. Comme il y avait déjà eu un attentat, on se disait qu’une autre attaque pouvait venir mais pas comme ça. Là, c’est un changement de nature, un point de bascule. On n’était pas fous, tout le monde savait les menaces mais aujourd’hui il y a une telle haine qui peut s’exprimer sur les réseaux sociaux qu’au fond on finit par s’y faire, on se dit que c’est le quotidien.

Charlie, c’était vraiment le sentiment d’appartenir à un collectif avec la liberté d’avoir des gens qui pensaient des choses très différentes et en même temps qui se connaissent très bien. J’étais absolument libre d’écrire ce que je voulais. Cet hebdo, c’était un peu un moyen de dire des choses un peu à l’inverse des critiques institutionnels mais aussi d’avoir parfois l’occasion de faire de la critique un peu militante pour aider des cinéastes et envisager le cinéma différemment. »

Gérard Biard

Le rédacteur en chef de Charlie Hebdo était à Londres au moment de l’attentat. En 2012, il déclarait au Monde : « Si on dit aux religions : “Vous êtes intouchables”, on est foutus. » Il expliquait aussi combien l’anticléricalisme cimente la rédaction : « L'attaque contre toutes les religions, c'est ce qui constitue notre identité. La rédaction comprend des anarchistes, des écolos, des communistes, des trotskystes, des socialos. Mais on est tous d'accord sur le fait religieux. » Tous athées, disait-il.

Pour le site internet du journal, il avait pondu une autobiographie pleine d’« âneries »« Je suis né en 1959. C’est pour fêter cet événement exceptionnel que de Gaulle a instauré les nouveaux francs. (...) Pas plus tard qu’hier, Sharon Stone m’a encore envoyé un mail pour me dire que, vraiment, ce fut "fucking hot". (…) Je suis entré à Charlie en 1992, parce que Philippe Val et Cavanna cherchaient un chroniqueur de prestige pour relancer le journal et lui donner une aura internationale. C’est aujourd’hui chose faite. »

Fabrice Nicolino

Actif dans les colonnes de Charlie Hebdo depuis quelques années seulement (2010), Fabrice Nicolino y a repris le flambeau du journalisme engagé sur l’écologie qui s’y est épanoui depuis les années 1970. Dans ses articles et dans ses livres, il bataille contre les industries polluantes et les ravages du consumérisme, les agrocarburants, les pesticides mais aussi les faiblesses du mouvement écolo. Attentif aux mobilisations internationales, il a notamment contribué à faire connaître en France le travail de Theo Colborn, chercheuse américaine qui a révélé l’ampleur des dangers des perturbateurs endocriniens. 

Luz

Renaud Luzier, alias Luz, fait partie des « jeunes historiques » de la rédaction de Charlie, comme le raconte un ancien pigiste de l’hebdomadaire, le journaliste Édouard Perrin. Il appartient aussi clairement au groupe des « déconneurs » du journal. « J’ai connu mes plus grand fous rires professionnels avec Luz », confie une autre ancienne pigiste, Cécile Besson. Plus jeune que les anciens Cabu ou Wolinski, il est néanmoins rapidement devenu un des piliers de l’équipe avant de se diversifier en collaborant à Fluide glacial ou aux Inrockuptibles. Quand il a démarré à Charlie, dans les années 1990, il a dû travailler très dur car il côtoyait des gens qui étaient des références pour lui comme Cabu ou Gébé.

Outre le dessin, le journalisme (auquel il se destinait initialement quand il était étudiant), et la politique, Luz est un passionné de rock. « C’est un fan de musique punk, qui va énormément aux concerts », raconte Édouard Perrin. « Il s’est même mis à faire le DJ dans des soirées, mais il a dû changer son répertoire musical quand il a découvert que personne ne dansait sur du punk ! »

Philippe Lançon

Journaliste littéraire à Libération et écrivain, Philippe Lançon, chroniqueur à Charlie Hebdo, a été hospitalisé à la suite de la fusillade. Il est grièvement blessé. Il est né en 1963 dans la « banlieue française », selon sa notice biographique sur le site de l’hebdo satirique. Il vit à Paris, mais connaît aussi bien l’Espagne que Cuba, île sur laquelle il a lu pour la première fois Cent Ans de solitude, comme l’indique le site de la revue XXI, à laquelle il contribue.

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Dans ce mook, il publie à l’été 2008 Les Pavillons jaunes de Macondo, à propos d’Aracataca, petit village de Colombie où est né Gabriel Garcia Marquez. Passionné de littérature latino-américaine et de cigares, il écrit des critiques hors-normes au style flambant. À Libé, où il est grand reporter, il a participé au lancement des Portraits.

Il a été primé pour son travail d’investigation et notamment pour son article "Alger, la franche". En 2011, il a obtenu le prix Hennessy du journalisme littéraire pour « l’extraordinaire qualité de ses articles ». Son dernier livre, L’Élan, est publié dans la collection Blanche aux éditions Gallimard. Il est aussi l’auteur des Îles chez Jean-Claude Lattès, qui se déroule à Cuba, et d’un livre publié sous le pseudonyme de Gabriel Lindero Je ne sais pas écrire et je suis innocent chez Calmann-Lévy. 

Laurent Léger

Laurent Léger, qui fait partie des rescapés, est un journaliste d’investigation. Il a notamment travaillé 12 ans à Paris Match, puis au Parisien, au Point et à Bakchich, avant de rejoindre Charlie Hebdo en 2009. Il est l’auteur de plusieurs livres d’enquête, le dernier en date (2012) portant sur les secrets qui entourent la santé des présidents de la République.

Sigolène Vinson

Née à Sainte-Foy-lès-Lyon en 1975, Sigolène Vinson a appris le théâtre avant de devenir avocate avec l’idée de faire de la politique. Elle a abandonné cette profession en 2007 pour se consacrer à l’écriture. Elle a publié trois romans, dont deux écrits avec Philippe Kleinmann. Le troisième, J’ai déserté le pays de l’enfance, est paru en 2011. Elle tient une chronique hebdomadaire à Charlie Hebdo depuis 2012. 

Antonio Fischetti

Né le 2 décembre 1960, physicien, Antonio Fischetti a enseigné au Conservatoire national des arts et métiers et il est aussi journaliste scientifique. Il a travaillé pour Sciences et Avenir,et a écrit depuis 1997 des chroniques sur la science et l’écologie pour Charlie Hebdo. 

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