Nicolas Sarkozy : un retour qui fait pschitt

Par

Il rêvait d'un « retour stratosphérique », mais voit sa stratégie exploser à peine les moteurs allumés. Accélération des affaires, absence de projet, ténacité de ses adversaires de droite… Trois semaines après l'annonce de sa candidature à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy peine à convaincre. L'ancien président est plus entouré par les juges d'instruction que par sa propre famille politique.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La bande-annonce était digne d’un blockbuster américain. Une situation apocalyptique. Un homme, un sauveur, un destin. Le retour de Nicolas Sarkozy, largement “teasé” par son entourage depuis l’échec du 6 mai 2012, s’annonçait comme un énorme succès. À écouter ses fidèles, l’ancien président allait tout casser, tout changer, tout révolutionner. Pour sauver l’UMP, mais pas seulement. « Sans Sarkozy, il n’y aurait plus de démocratie en France, en Europe et dans le monde », expliquait, dès novembre 2013 et avec le plus grand sérieux du monde, son ancien conseiller à l’Élysée, Henri Guaino.