Les paysans de Notre-Dame-des-Landes sont menacés d’expulsion

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Les habitants historiques de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes sont menacés par une procédure d’expulsion activée par AGO-Vinci, concessionnaire du futur aéroport. Une manifestation de soutien doit occuper le périphérique nantais samedi 9 janvier.

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Ils sont les plus anciens habitants de la zone réservée pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les plus légitimes du point de vue du droit, et les plus attachés à cette terre de bocage : les exploitants de quatre fermes et les habitants de trois logements situés en divers points de la ZAD sont menacés par une procédure d’expulsion. Fin décembre, AGO-Vinci, le concessionnaire du chantier de l’aérogare, les a assignés en référé expulsion. Il demande en sus une astreinte financière de 200 euros par jour de retard et par dossier. Une audience contradictoire doit se tenir le 13 janvier à Nantes, devant le juge des expropriations.

Pour ces résidents historiques de la ZAD, c’est un coup dur. « On a le moral dans les chaussettes », résume Dominique Fesneau, coprésident de l’Acipa, l’association historique des opposants à l’aéroport. Début décembre, à la veille du second tour des élections régionales, alors que les socialistes venaient de s’allier aux écologistes, le groupe avait retiré sa plainte. Il n’aura pas attendu la fin de l’année 2015 pour relancer la procédure. Sollicité par Mediapart, Vinci n’a pas répondu à nos questions. Fin décembre, son porte-parole, Jean-François Bernard, a déclaré à Ouest-France qu’« on est dans la reprise de ce qui est annoncé par l'État. On agit pour le compte de l'État... ».