Financement de la présidentielle: faut-il créer une peine d'inéligibilité?

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Nicolas Sarkozy fait aujourd'hui un retour fracassant à l'UMP, alors que le Conseil constitutionnel vient de rejeter son compte à la présidentielle pour irrégularités. Dans l'arsenal des « Sages », aucune peine d'inéligibilité n'était possible.

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Nicolas Sarkozy est de retour, au moins au siège de l’UMP, où il doit s’exprimer lundi devant un bureau politique extraordinaire, plus décomplexé que jamais. L’appel aux dons lancé jeudi par le parti, rebaptisé « Sarkothon », aurait déjà récolté plus de 1,5 million d’euros. Paradoxalement, l’invalidation de son compte de campagne par le Conseil constitutionnel (qui le prive d’un remboursement de 10,6 millions d’euros et le condamne à verser 516 000 euros au Trésor public) offre à l’ancien président l’occasion de rappliquer à grands coups de menton et de ravaler ses rivaux au rang de simples “supporters”.