Dans les mois prochains, l’école va devoir lutter contre le décrochage scolaire

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Une semaine après la rentrée scolaire, les enseignants doivent aider leurs élèves à reprendre pied après six mois chamboulés mais regrettent qu'il n'y ait pas eu de moyens supplémentaires mobilisés pour empêcher le décrochage des plus fragiles.

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« Oui, les enfants ont pâti du confinement. » Sophie, enseignante en maternelle à Montreuil, en éducation prioritaire depuis quinze ans, est formelle. Certains petits, dont les parents maîtrisent les codes de l’école, ont pu bénéficier d’activités sources d’apprentissage ou ont joué à des jeux de société. Mais les autres, dont les parents ne parlent pas forcément la langue et qui ont dû gérer diverses urgences alimentaires et/ou sanitaires durant le confinement, sont déjà marqués par cette rupture d’apprentissage. Même s'il est encore prématuré de tirer des conclusions définitives, pour Sophie, les élèves ne sont pas comme d’habitude.